Visite guidée de DIJON l’après-midi, après notre A G de novembre 2018

Visites guidées | 13/11/2018

La Maison Philippe Le Bon, qui abrite notre dernière AG du 13/11/2018 , est un hôtel particulier, construit par Thomas Berbisey dès 1490, transformé en 1571 par la Congrégation des Nonnes de Ste Marthe, pris par les révolutionnaires en 1789. Il a ensuite différents propriétaires et affectations (dont laboratoire d'Anatomie Pathologique où avait exercé un adhérent présent à la réunion). C'est actuellement un hôtel-restaurant avec de belles salles de réunion et des caves voutées pour le restaurant.

En sortant de la magnifique cour de l'hôtel, non loin du musée d'Art Sacré, nous arrivons place Emile Zola où avaient lieu, jusqu'en 1832, les exécutions publiques (potence, roue, bûcher, guillotine). C'est aujourd'hui une place de marché. passons devant l'ancienne Eglise St Jean qui abrite actuellement le Théâtre Dijon Bourgogne (Centre Dramatique National).

Bossuet né à Dijon en 1627, homme d'Eglise, Evêque de Meaux, prédicateur célèbre (Oraisons Funèbres), écrivain, en lutte avec Fénelon, a sa statue sur la place jouxtant cette église.

Une plaque sur une jolie maison signale qu'est né là le comte de Vergennes en 1719, secrétaire d'état des Affaires Etrangères de Louis XVI, une référence dans la profession, faisant dire traditionnellement des Ministres des Affaires Etrangères qu'ils s’assoient dans le « fauteuil de Vergennes ».

Arrivé Place Grangier, à l'emplacement du Château de Dijon démoli fin 19ème siècle, Louis Perreau a construit à partir de 1907 l'Hôtel des Postes. Une ossature métallique a permis les grandes ouvertures rectangulaires de la façade. La petite tourelle métallique sur le toit abritait un télégraphe. Classé monument Historique depuis 2013, l'intérieur mérite une visite. Le bâtiment Art Nouveau, avec la toiture si particulière dans la rue adjacente, est du même Louis Perreau.

En passant vers les Halles largement inspirées d'un projet de Gustave Eiffel qui n'avait pas été retenu (époque du scandale de Panama), nous apprenons qu'il est né à Dijon en 1832 d'ancêtres (Bônickhausen) originaires de la région allemande de l'Eifel. Il se marie à Dijon en 1862. Le tribunal de première Instance de Dijon autorise le seul patronyme Eiffel le 15 décembre 1880.

La Place Rude, du nom du sculpteur né à Dijon en 1784, à l'origine du « Départ des Volontaires de 1792 », communément appelé »la Marseillaise », haut-relief pour l'Arc de Triomphe de l'Etoile à Paris, est un point de rendez-vous habituel des Dijonnais. Ils l'appellent aussi Place du « Bareuzai » ou, en patois bourguignon, vigneron foulant le raisin qui colore ses jambes comme s'il avait des bas rosés...

Une plaque nous rappelle qu'Adolphe Joanne, né en 1813 à Dijon, est le créateur de guides de voyages, ancêtres directs des Guides Bleus Hachette actuels. Il est aussi un des fondateurs du Club Alpin Français.

Au 40 rue des Forges, dans l'Hôtel Aubriot, est né Stephen Liégeard en 1830, d'une ancienne famille dijonnaise, créateur du terme « Côte d'Azur », au lieu de Riviera pour l'ensemble des villes et des sites de Marseille à Gênes.

Enfin Alexis Piron, né à Dijon en 1689, refusé à l'Académie Française en raison de « L'Ode à Priape » est à l'origine de citations célèbres dont son épitaphe : « Ci-git Piron, qui ne fût rien, pas même académicien ».

J P Dechaux

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